Daniel RONDEAU Élu en 2019 au fauteuil 8

N°733
Chevalier de la Légion d'honneur
Commandeur des Arts et des Lettres
Chevalier du Mérite maritime
Officier de l'ordre national du Mérite de Malte
Commandeur de l'ordre national du Cèdre du Liban
Écrivain

Biographie

Daniel Rondeau est né le 7 mai 1948 au Mesnil-sur-Oger, un village de Champagne où ses parents étaient instituteurs.

Écrivain, il a publié plus d’une vingtaine d’ouvrages, parmi lesquels des romans (Dans la marche du temps, Grasset, 2004, salué par la presse française et internationale ; Mécaniques du chaos, Grasset, 2017), des portraits de villes méditerranéennes (Tanger ; Istanbul ; Carthage ; Alexandrie), des récits autobiographiques (L’Enthousiasme, Grasset, 2006 ; Les Vignes de Berlin, Grasset, 2006), des livres engagés (Chronique du Liban rebelle, Grasset, 1991). Il a reçu en 1998 le Grand Prix de littérature Paul Morand pour l’ensemble de son œuvre. Ses livres sont traduits dans une dizaine de langues.

Après des études de droit public, Daniel Rondeau est parti, en 1971, travailler pendant trois ans dans des usines de Lorraine. Journaliste à Libération (où il a dirigé, en 1984, avec Jean-François Fogel la célèbre enquête « Pourquoi écrivez-vous ? »), il a ensuite collaboré à tous les grands titres de la presse française. Éditeur, il a fondé les éditions Quai Voltaire et dirigé la collection Bouquins, chez Laffont. Daniel Rondeau a été ambassadeur de France à Malte puis auprès de l’UNESCO. Il représente actuellement le laboratoire d’idées de l’ONU (UN University) à Paris.

En 2019, il est fait docteur honoris causa de l’Institut d’État des relations internationales de Moscou (MGIMO).

Œuvres

1979 Chagrin lorrain - avec François Baudin (Seuil)

1982 L’Âge-Déraison (Seuil)

1984 Trans-Europ-Express (Seuil)

1987 Tanger (Quai Voltaire)

1988 L’Enthousiasme (Quai Voltaire)

1988 Pourquoi écrivez vous ? - sous la direction de Jean-François Fogel et Daniel Rondeau (Le Livre de poche)

1989 Les Tambours du Monde (Grasset)

1991 Portraits champenois - avec Gérard Rondeau (Reflets)

1991 Chronique du Liban rebelle, 1988-1989 (Grasset)

1992 Littérature notre ciel ! - souvenir de Heinrich Maria Ledig Rowohlt (Grasset)

1992 La Part du diable (Grasset)

1994 Les Fêtes partagées-Lectures et autres voyages (Nil)

1994 Mitterrand et nous (Grasset)

1997 Des hommes libres. La France libre par ceux qui l’ont faite - avec Roger Stéphane (Grasset)

1997 Alexandrie (Nil)

1997 Tanger et autres Marocs (Nil)

1999 Johnny (Nil)

1999 L’Appel du Maroc - sous la direction de Daniel Rondeau (Institut du monde arabe)

2002 Istanbul (Nil)

2004 Dans la marche du temps (Grasset)

2005 Camus ou les promesses de la vie (Mengès)

2005 Istanbul - avec des photographies de Marc Moitessier (La Martinière)

2006 Les Vignes de Berlin (Grasset)

2007 Journal de lectures (Transbordeurs)

2007 Goudji, le magicien d’or - préface (Gourcuff Gradenigo)

2007 La Consolation d’Haroué - avec des aquarelles d’Alberto Bali (Gourcuff Gradenigo)

2008 Carthage (Nil)

2012 L' Esprit du vignoble - préface (Flammarion)

2012 Malta Hanina (Grasset)

2012 Petites Îles de Méditerranées - préface (Gallimard / Conservatoire du littoral)

2012 Istanbul, photographes et sultans, 1840-1900 - préface (CNRS Éditions)

2012 De port en port 1870-1950 - préface (Éditions du patrimoine)

2014 Vingt Ans et plus (Flammarion)

2016 Boxing-Club (Flammarion)

2017 Mécaniques du chaos (Grasset)

2018 La Raison et le Cœur (Grasset)

Mot attribué lors de l’installation

Visa :

n. m. {xvie siècle. Nom latin, signifiant proprement « choses vues », que l’on inscrivait sur des documents qui avaient été examinés et validés, lui-même neutre pluriel de visus, participe passé de videre, « voir ».}

Attestation indiquant qu’un acte a été examiné et qui rend cet acte valide ; document sur lequel figure une telle attestation. Apposer un visa sur un passeport. Demander un visa au consulat. Obtenir son visa. Des visas de long séjour, de transit, de tourisme. Cette décision d’engagement de dépenses a été soumise au visa du contrôleur financier. Un visa comptable. Loc. fig. Donner son visa, son approbation.

Par ext. Mention que l’on porte sur un document pour indiquer qu’il a bien été remis, transmis. Un visa d’enregistrement comportant un numéro et une date. Les pièces du dossier doivent porter le visa du greffier.

Spécialt. cinéma. Visa d’exploitation d’un film ou, simplement, visa, permis nécessaire pour qu’un film soit montré au public. Visa de censure, nom par lequel on désignait naguère en France le visa d’exploitation assorti d’une interdiction de diffusion à un public déterminé. – banque. Mention que le tiré appose sur un chèque et qui atteste la disponibilité de la provision à la date où il l’appose. – droit. Énumération, en tête d’un jugement, d’un texte législatif ou d’une décision administrative, des textes auxquels ils se réfèrent, et que l’on énonce généralement dans une phrase commençant par Vu.droit canon. Anciennt. Acte par lequel un évêque conférait un bénéfice à charge d’âmes à celui qui lui était présenté par le patron du bénéfice.