Dire, ne pas dire

Courrier des internautes

Augustin C. (France)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Pourquoi avons-nous « soif » et pas « faim » de vengeance ?

Augustin C. (France)

L’Académie répond :

C’est un héritage du latin qui employait beaucoup plus sitis (soif) au sens de « désir ardent, immodéré » que fames (faim). On lit ainsi chez Cicéron cupiditatis sitis, « la soif du désir », libertatis sitis, « la soif de liberté ».

Eléonore G.-D (France)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Je souhaite écrire : « Nous vous adressons ce document, comme vous nous y avez invité(s) au cours de l’expertise ».

Pourriez-vous m’indiquer s’il faut écrire « invité » ou « invités » ?

Eléonore G.-D (France)

L’Académie répond :

On fait l’accord avec nous, mais celui-ci peut avoir plusieurs valeurs. Si c’est un nous de modestie, qui représente une seule personne, on écrira invitée si l’on est une femme, invité si l’on est un homme. Dans le cas d’un vrai pluriel, désignant plusieurs personnes, on accordera au pluriel : s’il s’agit uniquement de femmes on écrira invitées, et s’il y a au moins un homme on écrira invités.

Evariste Y. (Côte d’Ivoire)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Je voudrais savoir laquelle de ces deux expressions est la plus correcte : mettre en garde quelqu’un et mettre en garde contre quelqu’un.

Evariste Y. (Côte d’Ivoire)

L’Académie répond :

Ces deux tours sont corrects, mais n’ont pas le même sens. Mettre en garde quelqu’un signifie « avertir quelqu’un » alors que mettre en garde contre quelque chose, contre quelqu’un signifie « inviter à se méfier de quelque chose, de quelqu’un ».

Peccia G. (France)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Madame, Monsieur,

Nous hésitons sur l’orthographe de « leur » dans la phrase suivante : « les contractants doivent indiquer, avant leur signature, leur[s] nom et fonction ». Convient-il d’écrire « leur » ou « leurs » ?

Je vous remercie par avance pour votre réponse.

Peccia G. (France)

L’Académie répond :

Madame, Monsieur,

Ce déterminant se rapporte à deux noms au singulier.

Il se mettra donc au pluriel et on écrira Leurs nom et fonction.

Pherton C. (Haïti)

Le 3 octobre 2019

Courrier des internautes

Laquelle de ces trois formules est correcte ?

1- Je me lave mes pieds.

2- Je me lave les pieds.

3- Je lave mes pieds.

Merci.

Pherton C. (Haïti)

L’Académie répond :

Je lave mes pieds n’est pas incorrect, mais l’usage préfère nettement Je me lave les pieds. Je me lave mes pieds est incorrect.

Béatrice L. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Dans le cadre de mon rapport de fin d’étude, je suis confrontée à la problématique suivante.

Après l’utilisation du signe deux-points (:), faut-il faire usage de la majuscule ? Si oui, dans quels cas ?

Merci pour votre réponse.

Béatrice L. (France)

L’Académie répond :

On ne met habituellement pas de majuscule après deux points. On écrira donc : « Arriva ce qui devait arriver : il mourut ». Bien sûr, si les deux points introduisent un nom propre, ce dernier conservesa majuscule. « Arriva ce qui devait arriver : Marie tomba ».

Enfin, si les deux points précèdent une citation qui aurait normalement débuté par une majuscule, cette dernière subsiste. « Il me dit : « Veux-tu m’épouser ? »

Carole D. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Bonjour, quelle est la bonne façon d’écrire fut ici ?

Merci beaucoup d’avance !

Or, pour fructueuse et revendiquée qu’elle fût, cette relation de filiation n’en est pas moins marquée par l’ambivalence.

Carole D. (France)

L’Académie répond :

Le groupe pour + adjectif + que est suivi du subjonctif. Voyez le vers de Corneille, Le Cid (Acte I, Scène III) :

« Pour grands que soient les rois, ils sont ceux que nous sommes :

Ils peuvent se tromper comme les autres hommes. »

On écrira donc … pour fructueuse et revendiquée qu’elle fût…

Maguy F. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Je souhaite savoir s’il est correct de dire ou écrire « le maire de la commune de A ». Le maire étant nécessairement celui d’une commune, n’est-ce pas davantage exact de dire ou écrire « le maire de A » ?

Maguy F. (France)

 

L’Académie répond :

Il est plus léger de dire simplement le maire de ; si le nom de la commune commence par un A, on fera l’élision du e de la préposition de. Le maire d’Alençon et non de Alençon.

Maurice F. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Bonjour,

Le verbe carillonner peut-il se décliner en l’adjectif carillonnant (non présent dans le dictionnaire de l’Académie) ?

Maurice F. (France)

L’Académie répond :

L’adjectif carillonnant est trop rare pour figurer dans un dictionnaire d’usage comme le nôtre, mais il existe. On le trouve chez de grands écrivains comme Claudel : « La matinée carillonnante », Zola : « Rome n’était pas la ville de Jésus, sonnante et carillonnante », ou Gracq : « Des barrières de villas carillonnantes ».

Renault A. (France)

Le 5 septembre 2019

Courrier des internautes

Dans le cadre de l’expression « faire partie de », doit-on dire Ils/elles font partie ou Ils/elles font parties ?

D’avance merci pour votre réponse.

Renault A. (France)

L’Académie répond :

Dans l’expression faire partie de le nom partie reste invariable. On écrit ainsi Les grenouilles font partie des Amphibiens.

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